Bien que le bilan des « stress tests » soit moins pessimiste que ce qu’on pouvait craindre, la soirée du 23 juillet n’a pas été rose pour certaines banques européennes : l’annonce des résultats du second test de résistance bancaire (le premier datant de 2009) a mis en évidence certaines lacunes majeures de notre système financier. Ainsi, sur les 91 établissements financiers testés, cinq banques espagnoles, une grecque et une allemande ont échoué. Le Comité européen des contrôleurs bancaires (CEBS) a en effet démontré qu’elles seraient insuffisamment armées, et donc insuffisamment capitalisées pour faire face à une nouvelle crise incluant, entre autres, une forte dégradation économique. La conséquence directe de ces résultats est l’obligation immédiate de procéder à une recapitalisation efficace. La Banque centrale européenne, ainsi que la Commission européenne, invitent les sept banques ciblées à « prendre les mesures nécessaires » pour sécuriser leur établissement, et n’excluent pas un recours aux aides d’État si nécessaire.