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La Présidence française du Conseil de l'UE

Quel bilan tirer de la PFUE ?

publié le lundi 23 février 2009


Afin de donner des éléments d’analyse et de réponse aux débats sur le bilan de la Présidence française du Conseil de l’UE, le ME-F a élaboré un ensemble de fiches techniques sur les principales réalisations de cette présidence.

1. Les premières portent sur les quatre priorités que s’était fixées la Présidence :

  • le pacte sur l’immigration ;
  • la réforme de la PAC ;
  • le plan énergie/climat ;
  • la politique de défense et de sécurité).

La plupart des partenaires s’accordent à saluer le travail accompli par les Français. C’est notamment le cas pour le plan énergie climat. D’une manière générale, si les médias ont mis le Président de la République sous le feu des projecteurs, le succès de la présidence française est avant tout celui d’équipes. Un certain nombre de ministres tels Brice Hortefeux ou Michel Barnier ou encore Jean-Pierre Jouyet, ont pratiqué la concertation et la recherche patiente de compromis, insistant ainsi sur la dimension collective des décisions au niveau européen. L’administration française (à Paris et à la représentation permanente à Bruxelles) a également fourni un gros travail.

2. La Présidence française a dû faire face à plusieurs crises imprévues :

  • Une crise institutionnelle avec le vote négatif de l’Irlande sur le traité de Lisbonne ;
  • Une crise diplomatique avec le conflit russo-géorgien ;
  • Une crise financière qui s’est rapidement muée en une crise économique d’une ampleur inégalée depuis des décennies.

Ainsi, suite au « non » irlandais, le Président français s’est rendu à Dublin dès juillet 2008 afin d’appeler le gouvernement de ce pays à analyser les causes de ce vote et à proposer une esquisse de solution. En satisfaisant la demande irlandaise de conserver « leur commissaire », en réaffirmant solennellement l’absence à l’avenir de toute politique fiscale, la Présidence – et l’ensemble des autres Etats membres – ont probablement enclenché une bombe à retardement.

D’autre part, sur la crise géorgienne, le Président français est parvenu à rassembler les 27 Etats membres de l’UE autour d’un plan destiné à favoriser un arrêt rapide des hostilités entre la Russie et la Géorgie. Si la réaction rapide et la cohésion de l’UE ont permis d’éviter une escalade aux conséquences néfastes sur l’architecture de sécurité du continent européen, le conflit de souveraineté en Abkhazie et en Ossétie du Sud est loin d’être résolu.

Enfin, sur la crise économique et financière, la présidence a encouragé des approches communes mais, en l’état actuel des traités et des différences de situation, le plan de relance se borne à une coordination de mesures nationales disparates, prises sans grand souci des règles du marché intérieur.

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