Geneviève Carrez a 100 ans
Geneviève Carrez est née le 27 septembre 1909. Elle est agrégée d’allemand. Au cours de ses études, elle a passé une année (1931/32) comme assistante de français dans un lycée de Vienne. Puis, après son agrégation, et une première affectation comme professeur à Nantes, elle a été admise pour l’année 1934/35 à l’Institut français de Berlin. A ces occasions et au cours de voyages ultérieurs (Tchécoslovaquie, Pologne), elle a noué des relations suivies dans ces pays. A la rentrée de 1935, elle a été nommée au lycée Pasteur de Besançon.
Au lendemain de la seconde guerre mondiale – la République Fédérale d’Allemagne ne naîtra qu’en 1949 - un Bureau de la Jeunesse et de l’Education populaire est créé à Baden-Baden, au sein du gouvernement militaire de la zone d’occupation française. Un Franc-Comtois, Jean-Charles Moreau (*) en est le responsable. Geneviève Carrez est son adjointe. à Baden-Baden, et dirige plus tard le Bureau des Rencontres Internationales du Haut-commissariat Français à Mayence. Avec Joseph Rovan et comme Alfred Grosser dont elle restera toujours proche, Geneviève Carrez fera « tout pour rétablir les liens (entre Français et Allemands) et dépasser (sans pour autant les effacer) les affreux souvenirs de la guerre, de la Shoah… ».
En 1954, Geneviève Carrez retourne à Besançon. Elle fonde dans le cadre de l’Association Franc-Comtoise de Culture (AFCC) dont elle est la secrétaire, un Comité d’Echanges Internationaux qui, s’il ne se limite pas aux relations franco-allemandes, ne sera pas moins l’une des « racines » du futur Office Franco-Allemand pour la Jeunesse (OFAJ 1963). (**).
Dans le cadre de l’AFCC et celui d’autres associations, elle continuera pendant de nombreuses années, de travailler aux échanges internationaux qui lui tenaient beaucoup à cœur.
Membre des sections de Franche-Comté du Mouvement Européen et de l’Association Européenne des Enseignants depuis leur création, Geneviève Carrez a aussi participé activement à la Commission Europe de la section franc-comtoise de l’Union Féminine Civique et Sociale. Toujours ouverte aux autres, Européenne fervente, manifestant un vif intérêt pour l’évolution de l’Europe et affirmant l’espoir qu’elle place dans la construction de la « maison commune », elle est pour les militants de la cause européenne un exemple remarquable.
(*) Jean-Charles Moreau est co-fondateur, avec Pierre Bordeaux-Groult, de la section Franche-Comté du Mouvement Européen. Il en fut membre jusqu’à son décès en 2002. (**) « Les racines de l’OFAJ dans la société civile » par Hans Manfred Bock in « Les jeunes dans les relations transnationales - L’Office Franco-Allemand pour la Jeunesse 1963-2008 », ouvrage collectif édité par Presses Sorbonne Nouvelle.









