publié le jeudi 24 mars 2011

 

Le Conseil européen des 24 et 25 mars 2011 sur une gouvernance économique européenne sera visionnaire ou pourra, au contraire, représenter un retour à l’intergouvernementalisme alors que les Etats membres de l’Union européenne sont sur le point de créer un précédent pour la future architecture de la politique européenne.Compte tenu de l’étendue et du caractère fondamental des décisions qui sont en jeu pour une gouvernance économique européenne, le Mouvement Européen déconseille une utilisation de la “Méthode de l’Union” qui impliquerait uniquement les Etats membres. Les expériences passées, usant de la méthode intergouvernementale, ont montré qu’une simple coordination entre Etats membres n’engendre qu’une action lente, tardive et insuffisante, dénuée de dimension européenne. Seule la méthode communautaire, associant toutes les institutions de l’Union européenne, peut garantir la pleine responsabilité démocratique des politiques européennes.

Indépendante des intérêts nationaux, la Commission européenne jouit de la légitimité de coordonner les politiques européennes. Elle doit donc jouer un rôle central dans la future structure de gouvernance économique européenne, tout en étant soumise au contrôle démocratique du Parlement européen. La Commission doit non seulement initier, coordonner et veiller sur les politiques économiques de l’UE, mais doit aussi agir comme un gouvernement économique européen.