Yves Bertoncini, Président du Mouvement Européen – France, analyse le Conseil européen des 14 et 15 décembre pour le média Atlantico dans une interview croisée avec les chercheurs Rémy Bourgeot et Christophe Bouillaud. 

« Ce Conseil européen va d’abord acter le passage à la 2e phase des négociations du Brexit, à l’issue d’une période pendant laquelle les 27 ont affiché leur unité vis-à-vis de Londres » commente Yves Bertoncini pour Atlantico. Au-delà du simple règlement du divorce entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, les négociations ont permis aux chefs d’État et de gouvernement des 27 de réaffirmer leur volonté d’appartenance à l’Union européenne. Volonté qui peut servir de base à « une relance de la construction européenne ». A condition que les États « sortent de leurs crises de copropriétaires successives, sur l’organisation de la zone euro, la gestion des flux de réfugiés et de migrants, le respect de l’état de droit et bientôt la révision de leur budget commun ».

Zone euro. La Commission a fait plusieurs propositions pour l’avenir de l’Union économique et monétaire début décembre, plaidant notamment pour la création d’un fond monétaire européen à court terme, tandis que la possibilité de se doter d’un budget pour la zone euro ou d’un Ministre des finances européen est envisagée à l’horizon des élections européennes de 2019.  « Il est d’autant plus difficile d’avancer vite pour la zone euro que beaucoup de changements ont été apportés ces cinq dernières années sous la pression de la crise (sauvetage des pays en difficulté, Banque centrale européenne hyperactive, union bancaire,…), changements qui doivent encore être ‘digérés’ politiquement » rappelle Yves Bertoncini.

Faire avancer l’Union. Face à une Allemagne ralentie par les négociations entre Angela Merkel et Martin Schulz pour former une coalition de gouvernement, les élections italiennes du printemps 2018 ou encore les désaccords avec les pays du Groupe de Visegrád, les prochaines avancées concrètes pour le projet européen – dont certaines proposées par le Président de la République Emmanuel Macron – se feront en parallèle de multiples agendas politiques nationaux. « Il est très positif d’afficher une vision claire et ambitieuse pour la construction européenne, de lui redonner du sens dans ce monde tourmenté. Mais il faut ensuite avancer de manière progressive, en gardant à l’esprit la nécessité de parler à tous les Etats membres, sans céder à la facilité d’une ‘Europe à plusieurs vitesses’ qui donnerait à beaucoup d’entre eux l’impression d’être laissés sur le bord du chemin ».

Retrouvez l’interview complète sur Atlantico.fr

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