1) Quels sont vos parcours ?

Breton d’origine, j’ai fait un échange en Espagne et aux Etats-Unis. Je suis engagé dans les associations étudiantes depuis 2008. J’ai travaillé dans des associations de coopération internationale et sur la question des droits humains. Recruté depuis mars 2014 au poste de délégué général d’ESN France, mon travail consiste à appuyer le conseil d’administration dans le développement du projet associatif et de représenter ESN France auprès des différents partenaires. Je travaille actuellement au Centre de Linguistique Appliquée de l’Université de Franche-Comté après avoir terminé un Master en Langues Etrangères Appliquées. Je me suis engagé à ESN au niveau local au retour d’un échange à Varsovie en 2011. Afin de contribuer au développement du réseau français et de son action associative, j’ai souhaité aller plus loin dans mon implication en candidatant au poste de président, que j’occupe depuis juin dernier.

2) Quelle est votre vision d’ESN et quels caps sont fixés pour le mandat à venir ?

Nous voyons tous deux un fort potentiel dans le réseau. L’engagement des 1 000 jeunes couvre un large territoire (33 villes universitaires). La diversité des profils, des compétences et des savoirs faire mutualisés permettent de mener des projets nationaux ayant un impact au niveau local. Ces forces nous conduisent à penser que le réseau doit collaborer avec les acteurs de la jeunesse et de l’éducation en matière de mobilité internationale, pour faciliter les échanges et animer les campus universitaires. En ce sens, nous nous concentrons cette année sur des projets phares qui permettront réseau d’agir en lien avec l’agence Erasmus +, les Crous, Campus France, des ministères et les Universités et des associations comme les Jeunes Européens ou le Mouvement Européen France. Nous implantons davantage notre système de parrainage entre étudiants internationaux et français intitulé le Buddy System, qui a atteint plus de 10 000 inscriptions depuis cet été. A travers notre campagne « Tickets pour le monde », nous continuons à développer des actions et des outils de communication afin d’inciter les jeunes français à réaliser un échange. Enfin, toujours dans l’objectif de sensibiliser aux échanges internationaux, nous travaillons sur un tour de France nommé « Erasbus » à l’occasion des 30 ans d’Erasmus.

3) Les faits d’actualité européenne, votre vision de la société civile européenne et les défis que vous voyez :

Nous sommes tous deux attachés à ce que chaque citoyen du monde ait l’opportunité d’être mobile et de s’engager par-delà les frontières de son pays. Nous constatons qu’à l’échelle de l’Europe, le Brexit marque un coup d’arrêt qui questionne le fonctionnement actuel de l’Union européenne ainsi que le concept de citoyenneté européenne. Afin de donner un nouvel élan à l’Europe, il nous apparait important de faire émerger au sein de la société civile européenne une culture davantage participative pour que chacun se sente invité à s’engager, débattre, échanger, donc participer à la vie de sa cité et au-delà. Il nous apparait évident que les politiques menées en matière de jeunesse et d’éducation seront déterminantes en ce sens. Internationaliser davantage l’éducation et les formations proposées en favorisant une mobilité active et engagée apparait donc primordial à nos yeux pour favoriser une citoyenneté active en Europe. A travers nos actions, nous pensons contribuer au renouveau démocratique en proposant d’expérimenter de nouvelles formes d’engagement pour les jeunes internationaux en mobilité en France, favoriser la rencontre entre des jeunes français et des jeunes internationaux et en développant l’idée d’une forme de citoyenneté européenne ouverte au-delà des frontières européennes.