1-     Quel a été votre parcours ?

 

J’avais 6 ans en 1940, sur les routes de l’exode; 10 ans en 1944 quand mon père a été fusillé par les Allemands. J’ai alors décidé d’être soldat, sans aucune hérédité militaire, non par vengeance mais pour que jamais plus ne se produisent de telles catastrophes, nationales ou individuelles. En 41 ans de services j’ai exercé toutes les fonctions opérationnelles, jusqu’au commandement de la 1°armée et la Forpronu.

 

2-     Comment êtes-vous arrivé au ME-F ? D’où est né votre intérêt pour l’Europe ?

 

Je suis au Mouvement Européen depuis ma retraite et européen de toujours ; furieux à 20 ans lorsque de Gaulle a torpillé la CED,  heureux de la réconciliation franco-allemande à laquelle j’ai participé, à ma place, lors de mes affectations en Allemagne, craignant aujourd’hui le « détricottage » de l’UE. J’attends des Européens convaincus, et du ME-France en particulier, un combat plus ardent pour dire que la solution à la crise économique et financière aussi bien qu’aux drames des réfugiés ne peut venir que d’un PLUS d’Europe, contrairement à ce que prétendent les Europhobes. Les peuples pourraient facilement comprendre cela si on savait mieux leur parler !

 

3-     Parlez nous de votre ouvrage Un monde en paix Une utopie réaliste ? 

 

Mon dernier livre UN MONDE EN PAIX dépasse le cadre de l’Europe puisqu’il dit la possibilité d’une destinée pacifique de l’humanité. Je consacre cependant tout un chapitre intitulé « L’Europe, puissance sage » où je dis le rôle qu’elle peut et doit avoir pour une gouvernance intelligente du monde. Voilà sans doute une ambition plus exaltante, pour les jeunes, que les quotas de lait ou de réfugiés !

 

Général jean Cot