La Chance aux concours au petit déjeuner-débat au Sénat

 

S.E.M. Paul Dühr : « Le citoyen sera au cœur de la Présidence luxembourgeoise»

 

Invité au Sénat pour une nouvelle édition des petits-déjeuners du Mouvement Européen-France, le 10 juillet 2015, l’Ambassadeur du Luxembourg, Son Excellence Monsieur Paul Dühr, a exposé les priorités de son pays, qui assure la Présidence du Conseil de l’Union européenne les 6 prochains mois. Cinq étudiants de La Chance aux concours participaient à ce débat.

Le représentant du Grand-Duché a d’abord rappelé le rôle souvent déterminant joué par le Luxembourg au sein des institutions européennes ; son père, diplomate, a participé en personne à la négociation du Traité de Rome !

Crise grecque, vague de migrants en Méditerranée et d’autres dossiers faisant la Une de l’actualité européenne ont, par la suite, été abordés par l’Ambassadeur.  Il a également évoqué les priorités économiques de la Présidence luxembourgeoise : encourager l’investissement dans les PME, favoriser la recherche et le développement, faciliter la coopération transfrontalière ou encore améliorer la formation et l’insertion des jeunes dans le milieu professionnel.

Partisan d’un renforcement du marché intérieur, qu’il juge trop peu intégré, Paul Dühr a appelé de ses vœux une mobilité « durable et responsable » des capitaux, des biens et des personnes, soulignant que la fiscalité des entreprises, au niveau européen, devait être améliorée dans un objectif de compétitivité. « L’Union Européenne est une puissance économique incontestable, mais sa gouvernance doit évoluer pour que l’UE bénéficie aussi, à terme, d’un plus grand poids politique » a-t-il affirmé.

Suite à sa présentation, l’Ambassadeur a répondu avec franchise aux nombreuses questions posées. Les récentes péripéties autour de la crise grecque l’amènent à penser que la gouvernance de la zone euro devra évoluer : « Il faudra tirer les leçons de cet épisode, mais ce sera long : l’Europe procède souvent par petits pas. »

Le référendum annoncé sur le maintien ou non de la Grande-Bretagne dans l’Union européenne est, selon l’Ambassadeur, une occasion à saisir : « Nous devons prendre en compte leurs demandes. Je ne doute pas que le fonctionnement de l’Union européenne peut être amélioré, mais la méthode communautaire, elle, ne sera pas remise en cause. »

Justine Barraud et Noémie Halioua

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