« Nous ne devons pas subir l’Europe, mais aller au devant des problématiques européennes » (Michèle RIVASI)

 

Euro / Emploi : Face à la crise, quelle solution pour l’euro? Que nous apporte l’euro ?  Comment gérer la monnaie unique ? Le taux de chômage atteint des records, que peut faire l’Union européenne pour améliorer ceci ?

Mondialisation / Démocratie : L’Union Européenne se voit accusée de déficit démocratique, comment faire pour que les citoyens aient le sentiment que leur vote compte ? Comment l’Union Européenne peut nous donner une voix dans la mondialisation et en quoi peut- elle nous protéger ?

 

Retour sur la huitième session du grand cycle des Droit d’Inventaire / Droit d’Inventer, une session du débat riche qui s’est tenue ce vendredi 25 avril 2014 à Science Po Aix-en-Provence, en partenariat avec la section du ME-F-Provence :

 

Grâce à sa forme particulière et différente des autres éditions, la dernière édition du cycle a connu un grand succès. La journée était ainsi divisée en deux parties : des ateliers dans la matinée et un débat avec des tables rondes dans  l’après-midi.

  • Pendant la matinée, la section locale du ME-F-Provence a animé des ateliers de débat sur les 4 thèmes du cycle afin de préparer collectivement des questions et interpellations pour la restitution de l’après-midi.  80 personnes étaient présentes pour cette section, mélangeant adhérents, individus du grand public et associations locales – notamment l’UFC Que Choisir et la CFDT. 
  • Ensuite, de 14h30 à 19h00 des trois tables rondes ont permis de répondre aux questions travaillées aux ateliers. 160 personnes étaient présentes lors de cette restitution pour poser leurs questions et interpeller les panels assemblés pour cette rencontre citoyenne. 

Un inventaire donc de l’Europe vue d’Aix-en-Provence : La Cour européenne des droits de l’homme ne risque pas de substituer des institutions de l’UE ? Comment créer un espace public européen hors période électorales ? Comment donner aux citoyens des outils pour comprendre l’UE ? Pourquoi pas un média paneuropéen ? Et des partis transnationaux pour les élections européennes ? 

 

Le débat a été introduit par Reine MERGER, Adjointe au Maire d’Aix-en-Provence en charge des Affaires européennes ; Anne-MAYER-HEINE, Directrice déléguée de Sciences Po Aix-en-Provence, qui a également modéré la première table ronde ; et Dominika RUTKOWSKA-FALORNI, Déléguée générale du Mouvement Européen-France.

 

Le premier panel, composé de Pierre BERNARD-REYMOND, Sénateur et ancien Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, de Gerbert RAMBAUD, Candidat à la députation européenne et enfin de deux Députées européennes, Michèle RIVASI et Marie-Christine VERGIAT, s’est penché sur la question « Quelle forme de démocratie pour les citoyens européens ? ». Pour rendre l’UE plus démocratique, Pierre BERNARD-REYMOND a par exemple proposé de faire élire le président de l’UE par les députés nationaux, ainsi que l’élection du Président du Conseil européen par les mêmes eurodéputés. Pour Michèle RIVASI, il nous faut des listes transnationales pour dépasser les égoïsmes nationaux. De plus, les médias nationaux devraient jouer leur rôle et parler des enjeux européens. Marie-Christine VERGIAT affirme cette opinion en constatant qu’il faut plus de communication et de traductions pour intéresser les citoyens aux enjeux européens. Elle s’inquiète que les coupes budgétaires ne sont pas favorables à la culture et l’information.

 

Ensuite, André CARTAPANIS, Professeur d’économie et de finances internationales à Sciences Po Aix, a accueilli les intervenants de la table ronde suivante sur la mondialisation, sous le titre « Quelle place pour l’Union Européenne dans la mondialisation ? ». Pedro Marinho DA COSTA, Consul général du Portugal à Marseille, souligne l’idée que l’UE a besoin d’une fiscalité commune et affirme que le Traité de Maastricht n’était pas complet. Enfin, comme les autres intervenants,  il considère l’éducation comme un outil essentiel pour faire la pédagogie de l’Europe. Pour Sylvie GOULARD, Députée européenne,  être fort économiquement, c’est avoir un poids politique mondial. Ainsi, la diversité de l’UE est un atout pour relever les défis de la mondialisation, et Mme Goulard affirme ne pas avoir peur du Traité Transatlantique en cours de négociation avec les Etats-unis, certaine que l’Europe est capable et doit être capable de se défendre et de peser dans les discussions. Enfin, Françoise GROSSETETE, également Députée européenne, explique que la mondialisation sert aussi les intérêts des citoyens européens. Selon elle, nous devons mutualiser les efforts et les moyens pour favoriser la croissance.

 

Pour la dernière table ronde, Jean-Luc BENNAHMIAS, Député européen, Rolf Robert HERDEN, Consul général d’Allemagne à Marseille, François-Michel LAMBERT, Député et Alain MALEGARIE, Candidat à la députation européenne, se sont penchés sur la question de l’emploi et l’euro, en se posant la question suivante : « Face à la crise européennes, quelles solutions concernant l’emploi et l’euro ? ». Pour M. Bennahmias, il est important respecter les traités après la signature. Egalement, il faut que les gouvernants présentent des programmes réalistes et définissent qui gouverne quoi dans l’UE. Sur les questions de l’euro, Alain MALEGARIE, ancien Directeur de l’Institut de l’euro à Lyon, explique que l’euro n’est pas la seule variable d’ajustement pour rendre des produits compétitifs. Enfin, François-Michel LAMBERT rappelle que l’Europe, c’est 60 années de paix et qu’il faut la préserver.

M. Bruno GOLLNISCH, Député européen, était attendu pour participer à la 2ème table ronde des débats, mais a été empêché pour des raisons techniques.

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Bientôt disponible une synthèse complète de la rencontre et une vidéo.

Retrouvez dès à présent ce qui a été dit lors de la soirée avec le fil tweet de la rencontre sur #DIDI_UE !

 

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