Une leçon de courage : l’Europe en héritage


Il y a 50 ans, l’un des Pères fondateurs de la construction européenne, Robert Schuman, décédait à l’âge de 77 ans dans sa demeure de Scy-Chazelles, près de Metz. Cet anniversaire est pour tout militant de la construction européenne, quelle que soit son appartenance politique,  l’occasion de rendre hommage à l’influence de ses idées dans l’Europe d’aujourd’hui. 

Homme des frontières, Robert Schumann portait dans sa chair et dans son histoire les déchirements,  les souffrances et les absurdités des guerres passées. Sa conviction fut que cela ne pouvait plus durer, après que le continent européen eût été dévasté par la Seconde guerre mondiale, et que la reconstruction reposait sur l’ardente obligation que les ennemis d’hier puissent devenir des nations réconciliées autour de la paix.  Pour lui, ce qui rapproche les Européens était plus fort que ce qui les divise, ce qui les rapproche pouvait bientôt les unir, mais l’Europe deviendrait bien sûr ce que les Européens en feraient.

Robert Schuman était un visionnaire. Chaque année que nous fêtons le 9 mai – jour de la Fête de l’Europe – dans nos villes et dans nos territoires, nous découvrons un peu plus la hauteur de vue, la vision et en même temps l’ambition de sa Déclaration du 9 mai 1950. Malgré de nombreuses réticences, il assuma pleinement l’affirmation d’une construction politique sans précédent qui n’aurait sans doute pu voir le jour sans sa passion et sa détermination. Voilà une leçon bien utile pour l’actuelle Union Européenne, souvent insuffisamment défendue par ses responsables politiques.

De 1958 à 1960, il avait notamment assumé les fonctions de Président de l’Assemblée européenne, appelée à devenir en 1962, le Parlement Européen. De 1955 à 1961, il avait assumé celles de Président du Mouvement Européen International (MEI).  Nous savons désormais avec le recul et l’apport de plus de 60 ans de réalisations concrètes au service d’un des plus formidables projets de l’humanité que derrière la méthode des « petits pas » chère à Robert Schuman se trouvait un véritable pas de Géant dans le rapprochement et  la coopération entre les peuples.

Force est de constater aujourd’hui que les valeurs et les principes de Robert Schuman restent d’une incomparable actualité même si, trop souvent, le projet européen semble avoir échappé à ses pères fondateurs. Pourtant, dans une période de doutes ou d’interrogations sur le sens à donner à l’avenir de la construction européenne, nous devons rester convaincus que le renforcement de l’intégration européenne reste la meilleure réponse aux défis qui nous sont posés. La leçon de Robert Schuman est pour nous tous – acteurs de la société civile, citoyens, responsables politiques – une leçon pour l’avenir qui nous invite à nous dépasser, à faire preuve de courage pour agir pour une nouvelle Europe et laisser ainsi  aux générations à venir un monde dont nous soyons fiers. »

 

Yannick HOPPE

Vice-Président exécutif du Mouvement Européen France en charge du Développement

Président du Mouvement Européen France – Côte-d’Or/Saône-et-Loire

 

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