Philippe Juvin, député européen (PPE), est venu rencontrer une vingtaine de citoyens lors d’un Afterwork européen, organisé par le Mouvement Européen-France-Paris-Sud, le 25 juin dernier, au Horse’sTavern, à Paris.

La soirée a commencé par une courte présentation de la carrière de M. Juvin par Jean-Claude Houdoin, Président du ME-F-Paris-Sud. M. Juvin est Docteur en médecine, spécialisé en anesthésie-réanimation et en médecine légale. Il est également Professeur des universités dans sa spécialité. Maire de La Garenne-Colombes depuis 2001, il a été élu Député européen en 2009, dans la circonscription Île-de-France, sous l’étiquette UMP. Il est Vice-président de la délégation pour les relations avec l’Afghanistan et membre de la Commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs du Parlement européen.

Après avoir remercié le Mouvement Européen-France de son invitation à participer à cet Afterwork, M. Juvin a expliqué ce qui l’avait poussé à entrer au Parlement européen. Il a depuis toujours nourri un amour et « une certaine idée » de l’Europe, et est entré au Parlement européen avec en tête la question de la nation européenne. Selon M. Juvin, cette question est fondamentale pour la construction européenne, la solidarité entre Européens et le développement de la démocratie à l’échelle du continent.

Pour faire émerger cette idée de nation européenne, rien de tel selon lui que le développement de symboles permettant aux citoyens des Etats membres de se sentir Européens. L’Histoire européenne a été nationalisée par les Etats afin de développer l’adhésion des peuples à ce qu’on appelle leur patrie. Dans le cas de la France, cette nationalisation a porté ses fruits très vite, puisqu’en une seule génération, le sentiment d’appartenance à la France s’est considérablement développé. Ainsi, l’Histoire et la redécouverte de héros universels pourraient servir de ciment nécessaire au développement d’un patriotisme européen, comme à la manière dont « nos ancêtres les Gaulois » ont cimenté l’idée de nation  française.

 

Outre l’Histoire commune que nous partageons, d’autres symboles pourraient aider à développer le sentiment d’appartenance à un « Grand tout » européen. L’élection du Président de la Commission ou du Conseil au suffrage universel direct serait pour M. Juvin un excellent moyen d’impliquer beaucoup plus les citoyens dans la vie publique européenne, et donnerait une légitimité forte aux institutions face aux Chefs d’Etats et de gouvernements.

 

Il est nécessaire de multiplier les symboles pour davantage engager les citoyens dans la vie politique européenne, et de combler ce qu’on appelle communément « le déficit démocratique de l’UE ».

En ce qui concerne le manque d’intérêt des citoyens dans le Parlement européen, M. Juvin a évoqué le caractère très technique des textes votés à Strasbourg. En effet, et contrairement à l’Assemblée nationale où les députés ne votent que les lois, les Eurodéputés doivent se prononcer sur les règlements permettant d’appliquer les lois qu’ils souhaitent voir mises en place. Toute la réflexion autour des règlements parait très technique et peu intéressante pour les citoyens, qui fustigent parfois le Parlement européen pour ses débats pointus sur des détails qui leurs paraissent sans importance.

 

L’autre dimension permettant d’expliquer le désamour des citoyens pour leurs représentants européens est la culture du compromis qui règne au Parlement européen. Contrairement à l’Assemblée nationale où les combats politiques sont dramatisés, les Eurodéputés sont forcés, en l’absence d’une majorité claire sur chaque sujet, de composer avec les forces politiques diverses et d’atténuer leurs positions pour trouver un accord. Cela rend le Parlement européen « moins télévisuel » et suscite un intérêt mitigé des médias et des citoyens.

 

Au terme de cette introduction, les citoyens présents ont pu poser de nombreuses questions sur des sujets très divers.

 

Pour lire l’intégralité du compte-rendu, téléchargez-le en cliquant ici !