Sandrine Bélier, Députée européenne du Grand Est depuis 2009 (Verts/ALE), Membre de la Commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire au Parlement Européen, était l’invitée de la section Côte-d’Or /Saône-et-Loire du Mouvement Européen France jeudi 6 juin pour participer à un nouvel « Afterwork européen », rendez-vous informel et convivial lancé dans plusieurs villes en France par l’association afin de mieux faire connaître le rôle du Parlement Européen à un an des prochaines élections européennes du 25 mai 2014.

 

Yannick Hoppe, Vice-Président exécutif du Mouvement Européen France, Président de la section locale du ME-F a accueilli l’eurodéputée en soulignant en rendant un hommage appuyé à son action au Parlement Européen  : « Sandrine est l’une de nos eurodéputées les plus actives dans notre eurocirconscription. Elle est extrêmement présente sur le terrain, très à l’écoute de la société civile et agit dans de nombreux domaines concrets et essentiels pour l’avenir du continent européen. »

 

Sandrine Bélier a d’ailleurs été récemment nominée pour l’ « Awards 2013 Environnement » par le Magazine du Parlement européen :

« Elle a utilisé son expérience de juriste championne des causes environnementales et de la législation en ce sens en tant que députée ».

Nominée pour son rôle « extrêmement active » en tant que membre de la Commission Environnement, Sandrine Bélier est décrite comme « une défenseure de l’environnement convaincue ». Le jury des nominations cite ses efforts pour protéger la biodiversité et la félicite pour son « debout pour l’environnement ! ». Titulaire d’une maîtrise en droit de l’environnement parmi ses qualifications, Sandrine Bélier est « bien armée et placée pour pousser la législation sur le climat et l’environnement. »

 

Yannick Hoppe a rappelé que le ME-F, association de défense de la construction européenne au delà des clivages partisans, avait fait de la sensibilisation des citoyens sur le rôle du Parlement européen et l’incitation à voter aux élections européennes du 25 mai 2014 une des priorités de son action.

 

L’élue écologiste du Grand Est a indiqué les grandes lignes de son action au Parlement européen notamment en matière de lutte contre le dérèglement climatique et la raréfaction des ressources naturelles (elle a été rapporteur sur un règlement européen dans le domaine de la biodiversité), de protection des consommateurs et des droits des citoyens. Elle a indiqué que le groupe écologiste avait remporté récemment quelques victoires au Parlement notamment en matière de lutte contre les pesticides et la protection des abeilles.

 

Rappelant l’échec du sommet de Copenhague, elle a indiqué que le Traité de Lisbonne avait doté l’UE de la personnalité juridique lui permettant de devenir un acteur à part entière dans les négociations internationales et de chercher à parler d’une seule voix, là où les Etats défendaient souvent leurs propres intérêts.

 

Sandrine Bélier a souhaité que l’UE puisse se doter d’une véritable politique industrielle et énergétique, plus d’harmonisation économique et de vraies évolutions politiques pour renforcer l’efficacité des institutions européennes.

 

Elle a salué le récent rejet par le Parlement Européen des propositions de cadre financier pluriannuel 2014-2020 prévoyant de nombreux budgets essentiels à la baisse, rappelant que « le combat se poursuit » et que « les négociations avec la Commission et le Conseil restent difficiles ».

 

Une vingtaine de citoyens ont répondu présents à l’invitation du ME-F pour échanger avec l’Eurodéputée. On notait parmi eux notamment la présence de Catherine Hervieu, Conseillère municipale de Dijon, Vice-Présidente du Grand Dijon, Philippe Hervieu, vice-Président du Conseil Régional de Bourgogne, et de Bruno Louis, Conseiller municipal de Dijon.

 

Sandrine Bélier s’est volontiers prêtée au jeu des questions-réponses avec les citoyens et a répondu à de nombreuses interrogations sur les défis auxquels l’Union Européenne doit faire face : avenir du Programme Européen d’Aide aux plus démunis, avenir du programme Erasmus, lutte contre le chômage des jeunes, enjeux de la nouvelle Politique Agricole Commune,  fonds structurels, protection des données personnels (ACTA).

 

Répondant à une question sur l’actualité récente et les panneaux photovoltaïques chinois, l’eurodéputée a salué la décision prise par le commissaire européen chargé de la concurrence en affirmant:

« il était temps que l’Europe fasse un premier pas symbolique et politique dans l’engagement de protéger territorialement nos entreprises ».

 

Concernant les élections européennes, l’eurodéputée a souligné la cohérence de l’eurocirconscription Grand Est (regroupant la Bourgogne, la Franche-Comté, l’Alsace, la Lorraine et la Champagne-Zrdennes) autour des questions industrielles et de la protection des Appelations d’Origine Contrôlée.

 

Elle a indiqué que la nouveauté pour les citoyens réside dans le fait que la désignation du prochain Président de la Commission européenne devrait respecter le vote des citoyens au lendemain des élections et que les partis politiques européens se sont engagés à annoncer avant les élections le nom de leur champion en cas de victoire aux élections, gage de transparence et d’appropriation des enjeux politiques pour les électeurs. Un rapport précisant ces nouvelles règles devrait être majoritairement voté lors de la séance plénière du Parlement Européen en juillet.

 

Enfin, Sandrine Bélier a informé les participants qu’elle rendait régulièrement compte de son action dans un document de bilan annuel (retrouvez le bilan de sa 3e année de mandat en cliquant ici) et en étant présente sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter).

 

Yannick Hoppe, au nom du Mouvement Européen, a conclu la soirée en invitant les citoyens à « s’emparer de la question européenne, à politiser les enjeux et à voter aux élections européennes, loin des préoccupations nationales », rappelant qu’ « il est nécessaire de répondre aux menaces eurosceptiques ou europhobes du moment en rappelant les avancées considérables de l’UE dans de nombreux domaines dans lesquels la France n’aurait pu avancer sans la construction européenne ». Il a remercié l’élue écologiste pour sa venue à Dijon en lui offrant un souvenir dijonnais, une reproduction en bronze d’une plaque du « parcours de la Chouette », animal symbole d’une « sagesse dont l’UE a bien besoin », clin d’œil amical à l’engagement de Sandrine Bélier pour la cause animale et la biodiversité.