C’est le 15 mai dernier que de nombreuses personnes se sont réunies autour de S.E. Mme Susanne WASUM-RAINER, Ambassadeur d’Allemagne en France, Mme Anne HOUTMAN, Chef de la Représentation en France de la Commission européenne, M. Jean BIZET, Sénateur, Vice-président de la Commission des Affaires européennes du Sénat, M. Thomas KLAU, Directeur de l’ECFR de Paris et M. Jean-Marie CAVADA, Député européen, Président du ME-F, pour un petit déjeuner-débat au Sénat.

Compte-rendu du débat

Seules l’adhésion des citoyens et la lutte contre l’euroscepticisme permettront de refonder le projet européen. Les grandes capitales ne peuvent avoir le monopole de décision sur l’Europe du futur : les citoyens doivent pouvoir, par le biais d’un débat actif, se positionner sur le sujet. Les élections européennes de 2014 représentent par conséquent l’opportunité de mener ce débat. L’Allemagne et la France ont un rôle important à jouer dans son lancement et son élargissement au-delà des cercles d’initiés. Mme l’Ambassadeur révoque l’existence d’un prétendu « égoïsme allemand ». L’Allemagne applique en effet une stratégie globale qui vise à rendre la zone euro plus compétitive à long terme. Le pays n’a aucune velléité de domination et n’aspire qu’au redressement, la crise ne profitant à personne. Si ses voisins continuent à aller mal, cela ne fera qu’augmenter le risque de la montée des nationalismes et de l’extrémisme. Il est par ailleurs impératif de promouvoir la croissance et la discipline budgétaire pour établir des structures économiques saines et compétitives et enrayer la courbe du chômage.

Parce que la France est une force économique parmi les plus puissantes au monde, son rôle de locomotive demeure décisif. L’Allemagne, et l’Europe, ont donc besoin d’une France forte, et une action commune entre les deux pays est par conséquent indispensable.

 

Thomas KLAU prend alors la suite en sa qualité de modérateur et confirme la nécessité de lancer un grand débat en vue des élections de 2014. Ce débat devra apporter du changement, des réformes, voire un référendum. Comment faire alors en sorte que ce débat se passe au mieux ? Pour évoquer le point de vue français, il passe la parole à M. Jean BIZET.

 

M. le Sénateur fait tout d’abord la distinction entre le temps économique, qui est un temps court, et le temps politique, qui est un temps long, précisant combien ce décalage rend difficile l’adhésion des citoyens, alors même que l’Europe est leur avenir. Il sera donc essentiel de savoir gérer les urgences immédiates tout en anticipant les enjeux à long terme. L’Allemagne et la France ont une responsabilité dans la formulation d’une réponse à l’urgence européenne. La crise de la dette, qui n’est pas derrière nous, constitue une telle urgence. L’incendie a certes été contenu, mais il est désormais essentiel de l’éteindre. Il est donc urgent de parachever l’union bancaire et de renforcer la gouvernance économique et démocratique en impliquant davantage les parlements nationaux.

 

M. le Sénateur attire également l’attention de tous sur une autre urgence : le taux de chômage de plus en plus préoccupant des jeunes.

 

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