Les sections parisiennes de Paris-Sud et Paris-Ouest du ME-F ont organisé, mardi 19 février 2013, un débat sur le thème

Après le Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance

autour de

Jean-Dominique GIULIANI

Président de la Fondation Robert Schuman

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A l’Hôtel de l’Industrie

4, Place Saint-Germain-des-Prés (Paris 6ème)

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Retrouvez ci-dessous les impressions de Cécile Bernon, membre du Mouvement Européen-Paris Sud, sur cet événement :

 

Mardi 19 février, les deux sections parisiennes du Mouvement européen-France recevaient Jean-Dominique Giuliani pour une rencontre sur : « Après le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) » ou Pacte Budgétaire. Ce texte intelligent, signé le 2 mars 2012 à Bruxelles par les chefs d’état ou de gouvernement de 25 pays de l’Union sur les 27, vient compléter la mise en place de l’euro. Il prévoit l’application de règles plus strictes en matière de lutte contre les déficits et l’endettement publics qui sont en forte augmentation depuis la crise de 2008, de même que des sanctions contre les états trop dispendieux. C’est ainsi qu’un volet budgétaire est ajouté à la politique monétaire. De plus le « Two Pack » que le Parlement européen vient de lui adjoindre doit permettre d’améliorer la confiance des marchés.

 

Jean-Dominique Giuliani a rappelé combien la construction de l’Union imaginée par les Pères fondateurs est remarquable et, malgré ses défauts et ses lenteurs, est un vrai succès, admiré, envié et donné en exemple dans de nombreux pays ou continents de par le monde. De plus, l’UE est toujours le premier marché et la première puissance économique mondiaux.

 

Cette construction est en panne depuis plusieurs années, alors que l’unification commerciale se poursuit autour d’elle et les Etats qui la composent n’arrivent pas à se mettre d’accord sur les politiques à mettre en œuvre pour poursuivre son développement et surtout refuser de vivre à crédit afin que son modèle social perdure. Nous avons collectivement à faire des efforts pour finaliser au moins l’union économique.  Au moment où les frontières s’ouvrent, la pensée européenne doit se renouveler, les égoïsmes des Etats doivent être dépassés, de même que les réticences de certains de ses membres, la France en particulier, qui ont du mal avec l’idée de globalisation et craignant toujours une perte de souveraineté, sont tentés de céder aux discours populistes.

 

Enfin, il faut réfléchir à ce qui doit rester du domaine des Etats et dans quels domaines davantage l’intégration peut se développer ; celle-ci est indispensable.

 

Les prochaines avancées se feront-elles à 27 ou à moins ? Il faut de toute façon trouver des réponses avant qu’elles nous soient imposées. Il est préférable  qu’un petit nombre d’Etats avancent dans quelques domaines et les autres suivront !

 

Le Président de la Fondation Robert-Schuman est confiant dans l’avenir de l’Union parce que les Européens travaillent de mieux en mieux ensemble, même si le plus souvent, l’Europe n’avance que « le couteau sous la gorge ». Maintenant que le Traité est adopté, la construction européenne va se poursuivre, une union budgétaire va venir s’ajouter au Pacte budgétaire, un contrôle démocratique des finances va se mettre en place aux côtés de la BCE, l’une des institutions européennes réellement indépendante, qui fonctionne et fait bien « le job ».

 

Après son exposé, Jean-Dominique Giuliani a longuement répondu aux très nombreuses questions de la salle : l’organisation des prochaines élections européennes ; le dumping social, l’euro « fort », l’Europe de la défense, la place de la Grande Bretagne, la jeunesse et l’Europe…

 

Crédits photos : humanite.fr