L’Union européenne doit s’engager sur l’intervention militaire au Mali


Le Mouvement Européen-France approuve la décision du Gouvernement français de lancer l’opération militaire Serval au Nord-Mali pour lutter contre la tentative de prise de contrôle de l’ensemble du pays par les islamistes. Il soutient les militaires engagés dans ce combat et s’associe à la douleur des proches des victimes de cette guerre.

Cependant il considère que la France ne doit pas être seule dans cette action. Bien évidemment, c’est d’abord à l’Afrique elle-même de résister à l’emprise de l’intégrisme islamiste ; l’opération française devrait donc aussi rapidement que possible être relayée par les troupes de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Etats de l’Afrique de l’Ouest) voire de l’UA (Union Africaine).

Dans l’intervalle, l’Union européenne toute entière doit montrer sa solidarité, pas uniquement verbale, faire preuve de détermination et tenir ses engagements.

Solidarité, et détermination, parce que les activités d’AQMI sont une menace pour l’ensemble des États membres et des citoyens de l’Union européenne– les dramatiques prises d’otages en Algérie le montrent bien ; « l’amélioration de la sécurité et du développement du Sahel a une incidence directe évidente sur la situation sécuritaire interne de l’UE »[1].

Tenir ses engagements : en juillet 2012, le Conseil de l’Union européenne a rappelé que « l’UE et ses États membres s’engageaient à poursuivre, sur tous les volets, la mise en œuvre de la Stratégie de l’UE pour la sécurité et le développement au Sahel »[2].

Le Mouvement Européen-France souhaite, à propos de cette intervention, que l’Union européenne applique avec efficacité les principes de solidarité de la Politique commune de sécurité et de défense, élément essentiel de la Politique étrangère et de sécurité commune de l’Union européenne. Il regrette cependant que la Communauté internationale ait laissé se dégrader une situation pourtant prévue depuis longtemps[3].

Il rappelle par ailleurs que la cause profonde de cette situation est la pauvreté des peuples de cette région : il est donc nécessaire de poursuivre et renforcer les programmes de développement et d’aide humanitaire en cours, en tenant compte de la situation nouvelle créée par les centaines de milliers de personnes déplacées par les combats.

Louis JOURDAN

Chargé de communication du ME-Ille-et-Vilaine

Pour le Mouvement Européen-France

Contact presse
Dominika RUTKOWSKA-FALORNI

06 61 30 41 66 / dominika@mouvement-europeen.eu

 


[1]“Stratégie pour la sécurité et le développement au Sahel”, note du SEAE, 29 septembre 2011 

[2]Conclusions du Conseil Affaires Étrangères, 23 juillet 2013

[3]Voir par exemple “Katiba”, Jean-Christophe Rufin, Flammarion, avril 2010

 

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