Argumentaires et réactions du ME-F

Retrouvez ici les argumentaires et réactions de nos membres sur divers sujets qui font l’actualité européenne.

par groupe energie, publié le vendredi 22 avril 2011

A travers son groupe de travail « Energie/Climat », le Mouvement Européen-France prend position dans le cadre de la définition d’une nouvelle politique d’infrastructure énergétique européenne.

 

Une consultation publique a été ouverte par la Commission européenne le 1er mars dernier sur « Les procédures d’octroi d’autorisation pour des projets d’infrastructure énergétique ». Elle se déroule dans le cadre de la définition d’une nouvelle politique d’infrastructure énergétique européenne, annoncée le 17 novembre 2010 par la Commission dans sa Communication « Priorités en matière d’infrastructures énergétiques pour 2020 et au-delà – Schéma directeur pour un réseau énergétique européen intégré ».

La consultation publique, ouverte jusqu’au 30 avril 2011, vise à identifier des mesures possibles pour favoriser la création de projets d’infrastructure énergétique, notamment en améliorant les processus d’octroi d’autorisation pour ces projets. Ces procédures représentent un des obstacles principaux en raison de leur lenteur, de leur complexité et de leur manque de transparence.

Dans sa réponse à la consultation, le Mouvement Européen-France souhaite la mise en place d’un « guichet unique » national pour les projets d’infrastructure énergétiques européens (et nationaux lorsqu’ils participent à la réalisation d’objectifs européens), afin de faciliter les procédures administratives d’autorisation. Selon le ME-F, une coordination européenne devrait aussi être instaurée pour augmenter l’efficacité des procédures.

Le ME-F s’engage également en faveur d’importants efforts de communication envers les citoyens, tant au niveau européen qu’à l’échelle régionale. Cette communication doit se faire de façon continue afin de garantir la transparence des procédures, et doit aborder l’ensemble des aspects – environnementaux, sociaux et économiques – des projets.

Enfin, le ME-F défend la mise en place de lignes directrices pour l’établissement de mécanismes de compensation qui puissent garantir une répartition optimale des crédits pour les citoyens et les collectivités locales affectés. Ces mécanismes devront toutefois prendre en compte la spécificité de l’organisation administrative de chaque État membre.

 

 

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Communiqué de presse : Le Mouvement Européen International demande au Conseil européen de respecter et d’encourager la méthode communautaire

publié le jeudi 24 mars 2011

 

Le Conseil européen des 24 et 25 mars 2011 sur une gouvernance économique européennesera visionnaire ou pourra, au contraire, représenter un retour à l’intergouvernementalisme alors que les Etats membres de l’Union européenne sont sur le point de créer un précédent pour la future architecture de la politique européenne.Compte tenu de l’étendue et du caractère fondamental des décisions qui sont en jeu pour une gouvernance économique européenne, le Mouvement Européen déconseille une utilisation de la “Méthode de l’Union” qui impliquerait uniquement les Etats membres. Les expériences passées, usant de la méthode intergouvernementale, ont montré qu’une simple coordination entre Etats membres n’engendre qu’une action lente, tardive et insuffisante, dénuée de dimension européenne. Seule la méthode communautaire, associant toutes les institutions de l’Union européenne, peut garantir la pleine responsabilité démocratique des politiques européennes.

Indépendante des intérêts nationaux, la Commission européenne jouit de la légitimité de coordonner les politiques européennes. Elle doit donc jouer un rôle central dans la future structure de gouvernance économique européenne, tout en étant soumise au contrôle démocratique du Parlement européen. La Commission doit non seulement initier, coordonner et veiller sur les politiques économiques de l’UE, mais doit aussi agir comme un gouvernement économique européen.

Prise de position du Mouvement Européen-France : « L’Espace Schengen est un espace européen »

publié le mercredi 4 mai 2011

 

26 avril 2011

« L’Espace Schengen est un espace européen »

Depuis plusieurs semaines, un vif débat a lieu en Europe concernant les questions migratoires, en particulier les flux en provenance d’Afrique du Nord. Les révolutions en cours ont eu pour effet immédiat un afflux inhabituel de migrants, principalement Tunisiens, sur les côtes italiennes notamment. Face à cette situation, plusieurs voix s’élèvent pour remettre en cause, partiellement ou totalement, certaines dispositions des accords de Schengen.Le Mouvement Européen-France souhaite rappeler que la suppression des frontières physiques dans l’espace de Schengen est l’un des plus grand acquis de la construction européenne. Au-delà du symbole, c’est également un aspect primordial de l’Europe concrète à laquelle les citoyens européens aspirent. Remettre en cause Schengen serait un retour en arrière inacceptable.

Les dispositions de cet accord sont sans doute perfectibles et, face à des problèmes nouveaux, des réformes peuvent être nécessaires. Cependant, le Mouvement Européen-France appelle à ce que d’éventuelles réformes soient proposées et discutées en commun au niveau européen et non par le biais de décisions uni ou bilatérales. Une réforme de Schengen doit se baser sur des données objectives et ne pas être une réponse préparée à la va-vite sous la pression d’une actualité médiatique. Ce qui est en cause ce n’est pas Schengen mais l’absence d’une véritable politique commune de l’immigration. Encore une fois, on voit là les problèmes posés par l’absence d’Europe. Il faut d’urgence renforcer l’action commune, l’agence Frontex en particulier. Modifier Schengen ne servirait à rien si, face à un problème réel, on ne se décidait pas à vouloir et trouver une solution européenne commune.

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Prise de position du ME-F : « Pour une véritable politique d’immigration solidaire »

publié le mardi 3 mai 2011

 

19 avril 2011

« Pour une véritable politique d’immigration solidaire »

Le Mouvement Européen-France a suivi depuis plusieurs semaines les événements qui se déroulent sur la rive Sud de la Méditerranée. L’une des conséquences des révolutions en cours est un afflux important d’immigrants sur les côtes européennes, notamment en Italie.
Face à cette situation, le Mouvement Européen-France se félicite des conclusions du Conseil du 12 avril dernier qui réaffirment la nécessité d’une « solidarité authentique et concrète envers les Etats membres les plus directement concernés ». Il constate cependant que l’attitude adoptée par plusieurs Etats de l’Union ne semble, hélas, pas aller dans ce sens.
Il appelle ainsi les pays de l’Union européenne à respecter leur engagement et à faire preuve de davantage de solidarité entre eux et envers les pays de la rive Sud de la Méditerranée. Comme il l’a déjà affirmé, le ME-F pense qu’une politique d’immigration à long terme est nécessaire pour organiser l’accueil et l’intégration des étrangers, dont l’arrivée est prévisible et nécessaire au développement de l’Europe.
Si une solidarité européenne n’est pas mise au premier plan, la réaction du ministre italien Roberto Maroni qui « [se] demande, au vu de cette situation, si cela fait sens de rester au sein de l’Union européenne » pourrait devenir la pensée la plus répandue, et ceci le Mouvement Européen ne peut l’accepter.

 

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Le Parlement européen s’engage à soutenir des Statuts européens pour les associations, les fondations et les mutuelles !

publié le jeudi 10 mars 2011

 

L’Alliance européenne pour le Statut de l’Association européenne (EASEA) se félicite de la proclamation du soutien du Parlement européen pour un statut des Associations européennes. L’annonce a été faite aujourd’hui par Jerzy Buzek, Président du PE, lors de la session plénière à Strasbourg. Cette annonce se produit suite à la signature de la Déclaration écrite 84/2010, texte qui demandait la reconnaissance légal d’organisations transnationales, par une majorité de députés.Les membres de l’EASEA célèbrent le succès de la campagne pour l’établissement d’un Statut européen pour les associations européennes, qui donnera une reconnaissance institutionnelle à l’engagement et à l’activisme des citoyens qui se regroupent au sein d’associations à travers l’Europe. Diogo Pinto, Secrétaire général du Mouvement Européen International, a affirmé que « ce statut représentera une reconnaissance officielle de la légitimité et de la pertinence de la voix collective des associations européennes dans une démocratie européenne plus participative ».

Maintenant, le Parlement européen va transmettre la Déclaration 84/2010 à la Commission européenne, au Conseil et aux gouvernements et parlements des États membres. Les membres de l’EASEA ont invité les institutions à tenir compte de ces recommandations pour garantir la reconnaissance des associations européennes.