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Europe Midi

n° 307 - lundi 11 février 2008


  • Nicolas Sarkozy : « La France est de retour en Europe »

    José Manuel Barroso a salué la ratification du traité de Lisbonne par la France comme le symbole de la « volonté d’engagement [de la France] au premier plan européen ». M. Barroso a estimé que cette ratification est un événement particulier, car « la France a été à l’origine du problème (suite au rejet, en mai 2005, du projet de Constitution européenne par le peuple français) et elle a été à l’origine de la solution du problème institutionnel, avec la proposition du président Sarkozy en faveur d’un traité simplifié ». Le présidant de la Commission européenne a en outre insisté sur l’importance de cette ratification avant le début de la présidence française de l’Union.
    Dans ce contexte, Nicolas Sarkozy a pris la parole hier soir lors d’une allocution télévisée. Il s’est félicité de la ratification française du traité de Lisbonne, affirmant que « par ce succès, […], la France est de retour en Europe [et] y a retrouvé son influence, sa capacité à faire valoir son point de vue, ses valeurs et le rôle moteur qui avait toujours été le sien par le passé ». Le Président français a mis l’accent sur l’importance de « l’initiative française » dans l’élaboration du traité de Lisbonne ; il a également rendu rapidement hommage à la chancelière allemande Angela Merkel, qui présidait l’Union européenne au moment de la négociation du traité. Dans son allocution, Nicolas Sarkozy est également revenu sur le choix de la voie parlementaire pour ratifier le traité, en rappelant que cela faisait partie de ses engagements de campagne. Sur le fond, le président français s’est satisfait des avancées du traité de Lisbonne, grâce auquel « l’Europe dispose maintenant du cadre qui lui est nécessaire pour se remettre en marche. Il a ensuite reconnu que ce nouveau traité « ne résout pas à lui tout seul la crise européenne » ; il a donc exprimé sa volonté « de remettre de la politique en Europe », afin que l’Union européenne agisse « comme une grande puissance faisant valoir son point de vue et défendant ses intérêts ». Le président français a à cet égard affirmé qu’ « il faut savoir parler de tout comme dans n’importe quelle démocratie », notamment en ce qui concerne la monnaie, la politique commerciale, la politique industrielle, « la réciprocité en matière de concurrence » et « les dérives du capitalisme financier ». Il a déclaré vouloir « mettre toute son énergie » pour mener à bien les quatre priorités de la présidence française de l’Union : « une stratégie de développement durable, une politique commune de l’immigration, une défense européenne et une refondation de la politique agricole ». Il a en outre exprimé sa volonté « que l’Europe se fasse » en « dépassant les clivages partisans et les oppositions du passé ». Vincent Guerre.
  • Le Kosovo proclamera son indépendance le 17 février, selon la Serbie

    Vendredi dernier, la Serbie a évoqué la date du 17 février pour la proclamation de l’indépendance du Kosovo. Cette annonce est venue du ministre serbe pour le Kosovo, Slobodan Samardzic, proche du Premier ministre nationaliste Vojislav Kostunica et connu pour son opposition farouche à l’indépendance de la province serbe peuplée à 90% d’albanais. Selon Slobodan Samardzic, des « informations pertinentes » laisseraient penser que « l’indépendance unilatérale » sera proclamée « illégalement » le 17 février par Hashim Thaçi, le Premier ministre kosovar. Slobodan Samardzic a fait part de ces informations, sans toutefois préciser leur origine, à Stephan Lehne, le conseiller de Javier Solana, Haut représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère. Hashim Thaçi a de son côté affirmé : « C’est fait. Tout le monde le sait. Les autorités de Belgrade ne peuvent plus influer sur le processus vers la déclaration et la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo ». Il a ajouté qu’une centaine de pays seraient prêts à reconnaître cette indépendance. Selon la plupart des observateurs, la proclamation d’indépendance pourrait effectivement intervenir avant le 18 février, date à laquelle se tiendra une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne. Cette réunion devrait mettre sur pied une mission destinée à remplacer celle de l’ONU, qui administre le Kosovo depuis 1999. La Serbie a condamné l’envoi de cette mission qui, décidée sans l’accord de l’ONU, obligera Belgrade, selon Slobodan Samardzic, à ne pas signer le moindre accord de rapprochement avec l’Union européenne. À cet égard Boris Tadic, le président serbe pro-européen élu récemment, est favorable à un accord avec Bruxelles, même s’il est lui aussi hostile à l’indépendance du Kovovo. Vincent Guerre.
  • Euroliens

Sources : Services de presse des Institutions européennes, Agence Europe, AFP, Ministère des Affaires européennes.

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