Traité de Lisbonne
Suite au vote du Parlement français, la semaine passée, en faveur du nouveau traité européen, la Présidence slovène de l’Union s’est félicitée de la ratification par la France du traité qui selon elle « garantira une Union européenne plus démocratique et plus efficace ». Le président de la Commission, José Manuel Barroso, a également manifesté sa satisfaction, évoquant notamment « un signe fort de la volonté de modernisation des institutions européennes » ainsi que la confirmation par la France de « sa volonté d’engagement au premier plan européen ». M. Barroso s’est par ailleurs insurgé contre l’idée qu’une ratification parlementaire serait moins démocratique qu’un référendum, car selon lui, une telle idée « inacceptable » et « antidémocratique » mettrait en cause les structures fondamentales de l’Etat de droit, insistant sur le fait que le Parlement n’est pas une institution de second choix, mais « le centre » de la démocratie.
Energie
Le 5 février dernier, Gaz de France a été exclu par la Turquie du consortium pilotant le projet de gazoduc Nabucco, destiné à réduire la dépendance énergétique de l’Union européenne en l’approvisionnant en gaz du Moyen-Orient et d’Asie. L’allemand RWE lui ayant été préféré pour devenir le 6ème membre du consortium, GDF aurait été victime du veto politique de la Turquie en raison de la reconnaissance par le Parlement français du génocide arménien. Le gazier français étudiera donc d’autres projets dont South Stream, un projet piloté par le russe Gazprom, déjà important fournisseur de GDF.
Environnement
La culture du maïs OGM, Mon810, a été interdite sur le territoire français par un arrêté du ministère de l’Agriculture paru le 9 février dernier au Journal Officiel. Le président de la FNSEA Midi-Pyrénnées a dénoncé cette mesure, estimant que « la France se retrouve isolée et le Sud-Ouest pénalisé face à la concurrence de l’Espagne qui n’applique pas les mêmes règles ».
Conseil de l’Europe
La Convention du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains est entrée en vigueur le 1er février 2008. Elle a jusqu’à présent été ratifiée par 14 pays : Albanie, Autriche, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Croatie, Chypre, Danemark, France, Géorgie, Malte (30.01.08), Moldova, Norvège, Roumanie, Slovaquie. La Convention est ouverte aux Etats non européens et à l’Union européenne. Chaque année, plus de 600 000 personnes sont vendues en Europe, victimes de criminels internationaux. Plus de 80 % de ces victimes sont des fillettes et des femmes, et 70 % se retrouvent en situation d’esclavage sexuel. Après le commerce des armes et celui de la drogue, la traite des êtres humains représente la troisième activité criminelle du monde en terme de profit.