Mouvement Européen-France

Mouvement Européen-France


Accueil du site > Vie de l’association > Publications > Europe Midi > n° 286
Europe Midi

n° 286 - vendredi 11 janvier 2008


  • Mise en œuvre des innovations institutionnelles du Traité de Lisbonne progressive et articulée.

    Les travaux essentiellement techniques que la Présidence slovène du Conseil va organiser viseront les nombreuses décisions nécessaires pour que le nouveau traité puisse être appliqué au début de 2009.
    Fernando Riccardi dans son éditorial d’aujourd’hui, pointe la difficulté du futur service diplomatique. La discussion sur le futur service diplomatique commun de l’Union (composé de fonctionnaires de la Commission, du Conseil et des Etats membres) relancera le débat qui avait commencé en 1994 et avait été interrompu à la suite des référendums négatifs sur le traité constitutionnel en France et aux Pays-Bas. Le dossier s’était avéré délicat et difficile et aucun résultat définitif n’avait été atteint. La discussion avait atteint le niveau politique le plus élevé : le président de la Commission, M. Barroso, et le Haut représentant pour la PESC, M. Solana, en avaient informé les chefs d’Etat et de gouvernement (Sommet de juin 2005). En pratique, par le biais du service diplomatique commun, tout le fonctionnement de la politique étrangère de l’Europe est en discussion. L’étendue des domaines confiés au service diplomatique européen couvrira-t-elle les élargissements futurs de l’UE, la politique de voisinage et la politique de développement ? Le « staff militaire » du Conseil y sera-t-il associé ? Les compétences respectives des Etats membres, du Conseil et de la Commission dépendront largement des réponses à ces questions et à d’autres analogues, sans oublier qu’entre-temps le Haut représentant sera devenu parallèlement vice-président de la Commission. Les délégations de l’UE dans les pays tiers dépendront du Haut représentant. Or, l’activité de ces délégations couvre aussi des domaines, tels que les questions commerciales et l’aide au développement, qui relèvent d’autres commissaires. M. Solana a déjà à sa disposition un staff composé de fonctionnaires du Conseil et de diplomates nationaux, mais la situation change si les compétences s’élargissent. Il ne sera pas facile de régler maintenant ce qui ne l’avait pas été en 2005.
  • Jean-Pierre Jouyet prône une « diplomatie de l’euro »

    Le secrétaire d’Etat français chargé des affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, souhaite que l’Europe se dote d’une « diplomatie de l’euro » avec des « instruments décisionnels efficaces », dans une tribune publiée mercredi par le journal français Le Monde.
    « De même qu’il y a une diplomatie du dollar, nous devons avoir une diplomatie de l’euro », affirme M. Jouyet, qui souligne également les avantages d’une devise européenne forte.
    La zone euro doit « davantage prendre conscience du fait que son poids économique considérable lui permet de peser, si elle s’en donne les moyens, sur les grands équilibres mondiaux au même titre que les Etats-Unis, le Japon ou la Chine », ajoute le secrétaire d’Etat. M. Jouyet souhaite pour cela que la zone euro, qui compte 15 membres depuis l’entrée mardi de Chypre et Malte, se dote « d’instruments décisionnels efficaces ».
    Il cite à cet égard « une meilleure gouvernance afin de renforcer le dialogue entre les différents pôles chargés de la conduite économique et la coordination entre les gouvernements » et « une meilleure représentation extérieure au sein des organes de coordination internationale, au premier rang desquels le G7 et le Fonds monétaire international ».
    Le secrétaire d’Etat estime également que les grandes banques centrales, dont la banque centrale européenne (BCE), ont un « rôle-clé », mais qu’il ne « faut pas surestimer leur capacité à infléchir efficacement et durablement les tendances structurelles sur les marchés des changes ».
    Alors que le gouvernement français, en particulier le président Nicolas Sarkozy, a multiplié les critiques au cours des derniers mois contre le niveau élevé de l’euro, M. Jouyet fait valoir que « cette appréciation de l’euro n’a pas que des effets négatifs ».
    L’euro fort « protège significativement le pouvoir d’achat des Européens face à la montée des prix des matières premières, en particulier du pétrole, et renforce ce pouvoir d’achat à l’extérieur », souligne-t-il. Il assure également qu’il n’est « pas question de revenir » sur « le choix de la stabilité des prix et du refus des stratégies de monnaies faibles pour assurer la compétitivité ».
  • Euroliens

Sources : Services de presse des Institutions européennes, Agence Europe, AFP, Ministère des Affaires européennes.

Le Mouvement Européen
Vie de l’association
Sections locales et associations
Informations sur l’Europe
Mouvement Européen France - 95 rue de Rennes - 75006 Paris - Tél. : +33 (0)1 45 49 93 93 - Fax : +33 (0)1 45 49 96 65

Contacts | Mentions légales et crédits